Pour une approche communicationnelle de l’influence

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Premières lignes :

L’influence comme objet de recherche en sciences sociales, et en communication en particulier (Mucchielli 2009), mobilise de nombreuses définitions et approches, mettant en leur centre aussi bien les médias (Maigret 2015) que les interactions sociales (Katz et Lazarsfeld 1955). En première lecture, l’influence est un ensemble de « processus ordinaires par lesquels un individu ou un groupe parvient à faire accepter des manières de faire, de ressentir et de penser qui font normes et qui agissent sur les attitudes et les comportements d’autres individus et groupes » (Bernard 2015 : 47). Par un prisme plus instrumental, nous pourrions dire « qu’exercer une influence consiste à obtenir d’autrui qu’il fasse librement quelque chose qu’il n’aurait pas fait spontanément sans votre intervention » (Massé et al. 2006). L’influence peut, à l’inverse, se traduire par le statu quo, lorsque l’objectif est, par exemple, d’éviter toute mobilisation (Gendron 2014). L’influence est ainsi généralement abordée par un angle psychosociologique comme le résultat d’un acte de communication sur les comportements ou représentations sociales des publics (Jodelet 2003) ; comme le résultat d’un processus de mise en circulation des idées et des opinions (Heath 2006) ou encore comme un ensemble de pratiques et stratégies visant la persuasion (Breton, 2008 ; Fourquet-Courbet et al. 2013).

This content has been updated on 31 July 2025 at 23 h 02 min.