Transformation numérique du jam : de l’improvisation à la composition collective

En 2020 au Québec, la pandémie de la COVID-19 a entrainé l’annulation de nombreux événements musicaux. Outre les concerts, ce sont aussi les soirées de jam qui ont dû s’arrêter. Celles-ci rassemblent habituellement des amateurs de musique pour des séances d’improvisation collective cadrées par des règles (dites et non-dites) qui varient selon les lieux, les participants et les genres de musique. Cet article porte plus spécifiquement sur une communauté de producteurs et d’amateurs de musiques électroniques qui ont choisi de transposer dans l’environnement numérique l’événement de jam qu’ils organisaient dans des lieux physiques auparavant. Notre recherche vise à comprendre ce que la transposition numérique fait à la création collective et par quels dispositifs techniques celle-ci se matérialise. Face aux contraintes et limites tant techniques qu’organisationnelles, la raison d’être du jam évolue, passant de la musique jouée ensemble dans un même moment à la musique produite et composée collectivement. Ainsi, notre recherche montre que la volonté de développer un projet temporaire collectif commun encourage les participants à négocier avec le format de l’événement.

Ce contenu a été mis à jour le 31 juillet 2025 à 22 h 35 min.